« Bonjour mes frères, ... Bonjour mes sœurs ... Alors comme ça, ... vous êtes venues au cinéma. ... Oui bien sur, nous aimons beaucoup le cinéma chez nous ... »

Le « 6ème FestiCiné d’Afrique » se termine et nous pensons déjà au 7ème, heureux d’avoir partagé avec autant de spectatrices et spectateurs notre programmation sur le Patrimoine Cinématographique Africain, à la suite de ce croustillant générique.
Nous avons enregistré, à l’aide de ses petits tickets numérotés, distribués en début de séances, une fréquentation supérieure de 70 % à celle de l’an dernier. Les forts en math comprendront aussitôt le rapport d’augmentation, quant aux littéraires de tout genre ils se seront aperçu de la présence des chaises installées en plus des fauteuils, dès le matin du samedi et par la suite de la difficulté à accéder à ces fauteuils au moindre retard sur l’heure inscrite au programme, ils auront donc pensé « Tiens, mais il y a plus de monde que l’année dernière ! »

Et des applaudissements à la fin des films, quelle satisfaction, ce n’était pas juste pour faire plaisir à l’organisation, je me suis moi-même surpris à taper dans mes mains de plaisir dès la fin du premier documentaire du samedi. Bon, rien de nouveau, les années précédentes, même enthousiasme de la part d’un public moins nombreux certes, mais dont on lui sentait déjà le désir d’être plus nombreux.

Les commentaires sont intéressants, je vous en livre un, à vous seules :
« Nous avons la chance d’assister à des films que nous verrons une seule fois, ici et gratuitement »
Ce n’est pas faux, chaque année, nous explorons le Catalogue de la Cinémathèque Afrique de l’Institut Français où nous découvrons l’histoire du Cinéma Africain depuis sa naissance jusqu’à aujourd’hui sans préjugé de qualité, de pays, de réalisateur, c’est une culture dans son ensemble que nous recevons, chacun y trouve ce qu’il souhaitait y trouver, une manière spécifique de conter, un environnement particulier, des langues aux sonorités inconnues, des êtres pensants et parlants, enfin des civilisations dont nous fûmes longtemps ignorants.

Depuis six ans, nous avons assisté à des spectacles inédits dans nos contrées, invisibles dans les médias traditionnels et ceci grâce à un partenariat fructueux avec l’Institut Français et sa Cinémathèque Afrique.

Une des principales remarques des spectateurs était la variété, la richesse de la programmation.

Et pour cela nous avons aussi la chance de faire partie d’un groupe merveilleux de membres de La Bouchure, nous voulons remercier ici Corinne qui depuis six ans met à notre disposition son camion, avec haillon arrière, une vraie bénédiction pour charger et décharger les jolis fauteuils de Bruno, que cela en deviendrait une ballade touristique ! Et cette année Corinne a fait partie de la ballade. Il y avait bien sur Bruno, Patrick, Latifa et Saïd à la programmation, Armelle et Michèle aux premières heures pleines d’allant, Françoise, Annie, Irène toutes aussi matinales, Philippe aussi ainsi que Sylvie aux photos, Jutta et Jean-Pierre, Isabelle, sans oublier Hassan et sa délicieuse « harira » cette année et toutes celles et ceux Christine, Christine, Louise et j’en oublie, pour leurs desserts savoureux, Nathalie avec des boissons épicées « gingimbéré » et « bissap ».

Sans elles et eux, le FestiCiné ne serait qu’une succession de films du continent africain, alors que nous célébrons la Fête de la curiosité, du partage, du plaisir de rencontrer de nouvelles personnes à la découverte de nos voisins du Continent d’à côté : 

l’Afrique !

affiche 2018




Avec la participation de

LogoCinAfrique



 Le 6ème "FestiCiné d'Afrique"  

ouvrira ses portes

du samedi 10 novembre au dimanche 11 novembre 2018

Vous trouverez toutes les informations d'horaire et de programme dans les pages suivantes afin de préparer votre week-end "cinéma africain".




L'association « Par d'ssus la Bouchure » à Theneuille ouvre ses portes au public le temps d'un week-end, les 10 et 11 novembre, à la découverte du cinéma africain, lors du 

6ème "FestiCiné d'Afrique"

Une quinzaine de films de réalisateurs du Burkina Faso, du Bénin, Cameroun, Côte d'Ivoire, Maroc, Namibie, Niger, Sénégal, Togo seront projetés dans la Salle des Fêtes de Theneuille transformée pour l'occasion en véritable salle de cinéma pour le confort et le plaisir des spectateurs.

 L'entrée est gratuite pour tous à tous les films 

Cette manifestation est rendue possible grâce à la participation de la Cinémathèque Afrique de l'Institut Français qui est l'opérateur du Ministère des Affaires Etrangères et Européennes pour l'action culturelle extérieure de la France.

La Cinémathèque Afrique conserve l’une des collections les plus complètes des cinémas d’Afrique. Créée en 1961 par le Ministère de la coopération au lendemain des indépendances africaines, elle constitue la grande mémoire du 7e art de ce continent.

Elle soutient le projet de " Par d'ssus la Bouchure "  de montrer la Culture et la Création Africaine passée et actuelle par une diffusion non commerciale de ces œuvres.

Notre sélection comporte des films de fiction courts, moyens et longs métrages, avec une programmation les matins, enrichie de documentaires.

Cette année, en plus des films du catalogue de La Cinémathèque Afrique, deux réalisateurs du Maroc, Moumen Smihi et Ivan Boccara nous offrent les droits de diffusion respectivement d'une fiction et d'un documentaire que nous vous proposerons le samedi et le dimanche après-midi. 

Le local de l'association « Par d'ssus la Bouchure » attenant à la Salle des Fêtes restera ouvert tout au long des projections pour une pause entre les séances. Nous aimons le principe du Festival car il permet soit de voir un maximum de films sur le principe du marathon, soit de picorer un documentaire ici, une fiction longue à tel autre moment, à l'envie de chacun, chacune, sachant que les horaires de projection seront respectés à la minute.




Nous aurons une attention particulière au réalisateur burkinabé Idrissa Ouedraogo, dont nous avions diffusé plusieurs films les années précédentes, nous en proposons deux cette année.

Il a disparu en février dernier.

Voici sa biographie par le site "Africultures"

Idrissa Ouédraogo

Né le 21 janvier 1954 à BANFORA (Burkina Faso).

Titulaire d’un Baccalauréat série B, il est titulaire d’un Diplôme d’Études Générales à l’INAFEC (Institut Africain d’Études Cinématographiques de Ouagadougou). Il séjourne à Kiev en URSS. Il a un DEA (Diplôme d’Études Approfondies), option cinéma de l’Université de Paris I Sorbonne. Fonctionnaire à la Direction de la production Cinématographique du Burkina en 1981, il sort diplômé de l’Institut des Hautes Études Cinématographiques (IDHEC, Paris) en 1985.

Il a réalisé plusieurs courts métrages documentaires avant de passer aux longs métrages. On retrouve dans son ?uvre un parfait équilibre entre l’authenticité documentaire et la fiction. Idrissa Ouedraogo a reçu le Gand Prix du FESPACO pour son premier court métrage : Poko. Plusieurs autres suivent : Les Ecuelles (1983), Les Funérailles du Larlé Naba (1984), Ouagadougou, Ouaga deux roues(1985), Issa le tisserand (1985). Son premier long métrage, Le Choix, est sorti en 1986. Suivent Yaaba (1988) – Prix de la Critique au Festival de Cannes 1989, Tilaï (1990) -Grand Prix du Jury au Festival de Cannes 1990, Grand Prix du Fespaco 1991, Etalon de Yennenga 1991), Karim et Sala (1991), Samba Traoré (1992), Le Cri du c?ur (1994), Kini et Adams(1997), La Colère des dieux (2003). Longs métrages auxquels il faudrait ajouter plusieurs moyens et courts métrages ; ainsi que sa participation au film collectif de réflexion sur l’attentat terroriste de New York : 11-09-01 et la réalisation de plusieurs séries télévisuelles pour les télévisions africaines.

Il a été membre du jury pour divers festivals internationaux : Venise, Tokyo, Amiens, Musée de l’homme (Paris).
Il a donné plusieurs conférences, en France (Université Paris VIII Nanterre, Musée de L’Homme), aux États-Unis (Université de Harvard, Université de New York), au Burkina Faso (Université de Ouagadougou).

Il est Commandeur de l’Ordre National Burkinabé et Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres Français.

Il est mort prématurément le 18 février 2018 à l’âge de 64 ans à Ouagadougou.




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